Désormais, mon éditorial sera remplacé par une chronique, Le monde vu de Poto-Poto. Un éditorial indique la note majeure de la livraison, rappelle la ligne politique. L’éditorial est un corset. La chronique est une chemise flottante. Son auteur choisit ses thèmes librement dans l’actualité, sans prétendre à l’exhaustivité, et sans souci de rigueur.
Notre précédente livraison, consacrée à la francophonie, a connu un vif succès. Dans le présent numéro, nous revenons sur le sujet avec un article du Président Denis Sassou N’Guesso. Il pointe du doigt une question cruciale qui détermine l’avenir de l’Organisation internationale de la francophonie : doit-elle se laisser porter par la vague actuelle et voguer vers les rivages flous de la francophilie ou revenir...
Kinshasa, capitale du plus grand pays francophone en termes démographiques, accueillera, du 10 au 14 octobre, les instances du Sommet biannuel de l’Organisation internationale de la Francophonie. François Hollande lui-même, à l’occasion de son adresse aux ambassadeurs de son pays, a levé les doutes qui planaient sur sa participation à cet événement.
A l’origine, la différence entre l’espèce humaine et les autres, est la fragilité de la première, face à la nature. Afin de survivre, l’homme, dès la nuit des temps, s’est évertué à se créer un milieu artificiel. Pour se nourrir, il a fait produire la terre, il a sondé les rivières, les fleuves et les océans. Grâce aux sciences...
On a célébré, ce trimestre, les printemps arabes. On se souvient des faits. Tout a commencé en Tunisie. Un jeune chômeur s’immole par le feu. Les autorités tentent, sinon de banaliser, du moins de relativiser l’événement en le classant au rang des faits divers. Le suicide,
Juin 1945 : traumatisés par la guerre, ses destructions, ses pertes humaines, l’horreur de l’holocauste, le mépris des valeurs, qui constituaient les fondements des civilisations européennes, cinquante pays adoptent la Charte des Nations Unies à San Francisco et s’engagent à tout mettre en œuvre afin de préserver l’humanité...
C’était janvier. Nulle hirondelle dans l’air. Et soudain, comme la foudre dans le ciel bleu, là où les observateurs les plus avertis s’y attendaient le moins, une série de grondements. Tunis, Le Caire, Tripoli, Sanaa, Damas… Le printemps arabe !...
Pendant six mois, la France va assurer la présidence du G8 et du G20. À l’occasion du Sommet Afrique-France, tenu à Nice les 31 mai et 1er juin 2010, le Président Nicolas Sarkozy avait annoncé à ses pairs africains son engagement à utiliser l’occasion pour se faire l’avocat de l’Afrique sur la scène internationale, notamment en oeuvrant à une meilleure représentativité du continent dans la gouvernance mondiale.
L’Afrique n’est plus le mouton noir de la planète. L’Afrique intéresse, l’Afrique séduit, l’Afrique va être de plus en plus...
Il y a cinquante ans, dix-sept pays africains accédaient à l’Indépendance : quatorze anciennes colonies françaises auxquelles s’ajoutaient l’ancien Congo-Belge, la Somalie et le Nigeria. Tout au long de l’année, ces jeunes nations célèbreront avec faste le demi-siècle de leur souveraineté et, le Quatorze juillet, sur les Champs-Élysées, les troupes de quatorze pays ont ouvert le défilé militaire de la fête nationale française.