Quelque huit cents décideurs du monde économique et politique des cinq continents se retrouveront à Libreville, la capitale gabonaise, du 8 au 10 juin pour participer à la première édition du New York Forum Africa (NYFA).
Cette rencontre cherche à devenir la plus grande conférence pour les acteurs économiques à la recherche de nouvelles entreprises et d’opportunités d'investissement en Afrique subsaharienne.
A la différence du Forum de Davos, le NYFA a l'avantage d'être complètement orienté vers les affaires et exclusivement économique. Il reste à taille humaine, avec des invités sélectionnés pour faciliter les échanges et proposer des actions permettant de résoudre certains problèmes propres aux économies africaines. Il se veut également une passerelle entre le secteur privé et le secteur public. Ces propositions et ces solutions devront déboucher sur une feuille de route qui sera remise au G20 prévu dans deux semaines au Mexique.
L'Afrique a toujours été considérée comme un continent qu'il fallait aider, un continent de drames humanitaires, de pauvreté endémique, de famine, de guerre, etc. Ce sont là des images qui inondent les télévisions occidentales et qui restent figées chez certaines personnes. Ce sont là des clichés qu'il faut effacer.
45% de la population africaine a moins de 25 ans. Certains jeunes africains ont des formations inappropriées au marché actuel de l'emploi. Il faut donc parvenir à une nouvelle orientation stratégique, qui passe par la formation à d'autres métiers de base, la révision du système éducatif.
L'Afrique connaît dans son ensemble une croissance de 6% - ce qui ferait rêver certains pays occidentaux. Mais l'opinion internationale ne reconnaît que ses problèmes et non les solutions, qu'elle peut apporter au monde, les avancées qu'elle a connues et les richesses qu'elle recèle. Sur les dix croissances économiques mondiales, six reviennent aux pays africains. Sur ce continent, il y a eu une prise de conscience des nouveaux leaders, qui ont entamé une formidable transition démocratique et un développement économique à travers les richesses naturelles, et une prise en main de la destinée économique et politique, avec une forte implication des Africains dans la résolution de leurs conflits.
Mais, un déficit d'images pèse sur l'Afrique. Les leaders africains en sont conscients. Grâce à son partenariat média avec NYFA, la revue Géopolitique africaine oeuvre pour sortir l'Afrique des clichés catastrophiques et guerriers qui cachent les évolutions internes, et accompagne ses évolutions à l’intention des décideurs du monde entier.
La Chine, pays phare pour l'investissement en Afrique
Les investissements économiques chinois en Afrique ont été une opportunité pour l'Afrique, pendant que les occidentaux traînaient les pieds. Mais l'Afrique a besoin d'une économie et de partenaires diversifiés, vers d'autres pays et continents -Amérique du Sud, Asie, pays du Golfe, Inde. La Chine a pris parfaitement conscience de la dimension du marché africain, et a compris très vite qu'il fallait s'inscrire sur des modèles de partenariat public-privé, et des modes de collaboration « gagnant-gagnant ».
Pour les Africains, l'Europe a partiellement laissé passer une opportunité. Car elle n'a pas su entrer dans l'économie globalisée dans cette partie du globe. Elle est restée plutôt critique envers la Chine, peut-être parce qu'elle continuait à considérer l'Afrique comme « chasse-gardée ».
De notre envoyé spécial Noël Ndong
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