En prélude de la session de dialogue avec la société civile, dans le cadre de la conférence de Rio+20 qui se déroulera du 20 au 22 juin, le Congo et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont organisé, le 17 juin une rencontre sur le thème « Forêts, économie verte et lutte contre la pauvreté ».
Le Congo, qui assure la présidence du sommet des trois bassins forestiers tropicaux, a organisé cette réunion avec l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie visant à échanger sur les bonnes pratiques pouvant alimenter les actions futures dans l’espace francophone à travers une approche accélérée de l’économe verte dans le secteur de la forêt.
Le ministre congolais du Développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement, Henri Djombo, a tracé la problématique de la pauvreté en milieu forestier qui survient avec la raréfaction de la ressource. Il a cité des exemples d’expériences réussies de gestion forestière en Afrique centrale, notamment la valorisation de la multitude de produits issus de la forêt permettant de limiter la déforestation, les technologies, la cogénération et la diminution des déchets de bois, et leur valorisation.
Henri Djombo a estimé que, bien que concrètes et locales, ces approches ne suffisent pas. Ainsi a-t-il fait appel à « la solidarité internationale et à une volonté réelle de tous les dirigeants du monde à sortir de la conférence avec de réels engagements ».
Le directeur de l’économie forestière du Congo, Donatien N’Zala a rappelé la définition de l’économie, et a situé la place des trois bassins tropicaux – Congo, Amazonie et Asie du Sud-est) où plus d’un milliard d’humains dépendent de la forêt, du fait de la multitude de valeurs et d’utilisations, de biodiversité, de la protection des sols et eau, l’aspect socio économique lié aux emplois.
Il a plaidé pour la mise en place de financements innovants, nouveaux et sécurisés avec notamment des partenariats publics-privés, le paiement des services rendus. Le débat qui s’en est suivi a permis de mesurer l’importance des savoir-faire coutumiers, des droits des peuples autochtones.
Les trois bassins forestiers tropicaux, celui du Congo – 3 millions de km2 – de l’Amazonie -6 millions de km2 – et Bornéo-Mékong -759 000km2 - abritent les deux-tiers de la biodiversité et 80% des forêts tropicales de la planète. Les 31 pays qui les constituent ont reconnu la nécessité de bâtir une plateforme d’échanges d’information et d’expériences sud-sud sur les questions forestières.
Parmi les problèmes communs auxquels ils font face, il y a la gestion durable des forêts, la valorisation de la biodiversité, la recherche forestière les financements et la préservation de la forêt.
De notre envoyé spécial Noël Ndong
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