Editorial

27 Novembre, 2015
Hommage aux victimes des attentats

Géopolitique Africaine  n’est pas un magazine, mais une revue abordant des questions de fond dans un esprit quasi universitaire, scientifique, sans polémique. Quoique nous soyons attentifs à l’actualité, celle-ci ne commande pas le choix de nos thèmes. Mais comment, en ces moments, demeurer indifférents aux massacres, aveugles et sauvages, qui ont endeuillé Beyrouth, le jeudi 12 novembre, Paris, le vendredi 13 novembre, puis Bamako, le vendredi 20 novembre ?

Dans les trois cas, les victimes sont de toutes les couleurs. Elles sont laïques et appartiennent à toutes les religions, y compris celle dont se réclament abusivement les assassins. Quelle que soit notre patrie, quelle que soit notre langue, que nous croyions au ciel, à la    vie éternelle, au paradis ou que nous n’y croyions pas, l’humanité  dans son ensemble se trouve victime d’assassins sans foi ni loi et confrontée à la même question. Et voilà que, plus d’un demi-siècle après que Brecht l’ait proféré, l’avertissement en épilogue de La Résistible ascension d’Arturo Ui, revient d’actualité : « Gardons-nous de chanter victoire hors de saison, car le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». Comment déceler, comment élucider, la cause (les causes ?) de cette plaie, de cette folie, de cette barbarie en passe de ravager le monde ? Comment trouver la parade, comment nous organiser pour extirper le mal à sa racine ? Autant de questions sur lesquelles Géopolitique Africaine a le devoir de revenir. Nous nous emploierons à le faire ultérieurement.

Pour l’heure, toute notre rédaction présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées, en proie à une immense douleur, tant à Beyrouth, à Paris qu’à Bamako. C’est un coup terrible porté – je le répète – à l‘humanité tout entière. Nous nous associons à l’élan de compassion et de solidarité qui s’est spontanément manifesté au lendemain de ces tragédies. C’est une manière de manifester avec dignité que, même les mains nues, on ne saurait se laisser impressionner par ces crimes abjects. Comment ne pas saluer et nous associer aussi    à cette réaction spontanée et commune, en France, au Mali, au Liban et dans le monde, afin  de  signifier à  ces  criminels barbares que  la vie continue. Au bout du compte, c’est elle, la vie, qui l’emportera. Mais cela ne sera possible qu’à une autre condition : que nous nous attaquions, aussi, à un autre fléau, qui pourrait, même en temps de paix, rayer la vie de la planète : le dérèglement  climatique.

Henri Lopes

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