Salon du livre Géopolitique Africaine: L’appel de Brazzaville du général de Gaulle

21 Mars, 2011
Intervenants table ronde de Géopolitique Africaine

Le 18 juin 2010, marquait la commémoration du 70e anniversaire de l’appel de Brazzaville du général de Gaulle qui faisait de cette ville africaine au milieu de l’Afrique équatoriale, la capitale de la France libre

Pour cette table ronde sur l’appel de Brazzaville du général de Gaulle, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait foule. Réunis autour du journaliste Yvan Amar, pour discuter du rôle et du choix de Brazzaville comme capitale de la France libre, il y avait comme intervenants ; le général Kessler de la fondation de Gaulle, Fréderic Bard (fondation de Gaulle), Etienne de Montety, journaliste au Figaro et Jean Blaise Bilombo Samba, directeur du centre de formation et de recherche en art dramatique de Brazzaville (CFRAD).

Le 18 juin 2010, marquait la commémoration du 70e anniversaire de l’appel de Brazzaville du général de Gaulle qui faisait de cette ville africaine au milieu de l’Afrique équatoriale, la capitale de la France libre. 70 ans plus tard que reste t-il de cette date historique dans l’histoire commune des deux pays ? En d’autres termes a voulu savoir Yvan Amar, que signifie pour les intervenants, Brazzaville capitale de la France libre ?

Pour le général Kessler qui a pris la parole en premier, il ne fait aucun doute que la ville de Brazzaville sera à tout jamais liée à l’histoire de la France. Durant la seconde guerre mondiale explique t-il, quand le général de Gaulle, décide de faire de cette colonie française, une zone d’appui territoriale pour libérer la France de l’occupation nazie, il est loin de se douter à quel point son destin et sa vie sera liée à cette ville.
Le général de Gaulle effectuera près de sept voyages à Brazzaville durant la guerre. Au cours d’un de ces voyages, il restera plus d’un mois sur place. Il aura aussi  signé à Brazzaville des ordonnances importantes dont celle de l’ordre de la libération.

Etienne de Montety, journaliste au Figaro, qui a accompagné les membres de la fondation de Gaulle à Brazzaville lors de la célébration en octobre - novembre 2010, du 70e anniversaire de l’appel  de Brazzaville, il déclare avoir vu dans la capitale congolaise, comme planer une ombre gaullienne, puisque beaucoup de lieux dans cette ville, symbolisent la présence de Gaulle. Il y a pour commencer la case de Gaulle qui est la résidence officielle de l’ambassadeur  de France en poste à Brazzaville, lieu où lui-même le général de Gaulle résidait durant ses séjours au Congo. Il y a aussi le square de Gaulle comme symbole de la présence cette ombre gaullienne.
Etienne de Montety estime aussi que la solution à un conflit européen qui passe par l’Afrique, est un moment assez important pour pouvoir le signaler.

Quant à Jean Blaise Bilombo Samba, directeur du CFRAD, il estime être un privilégié puisqu’il travaille au quotidien dans ce lieu symbolique dans lequel le Général de Gaulle lança l’appel de Brazzaville et qui, du 30 janvier au 6 février 1944, accueillit la conférence de Brazzaville, qui jeta les bases de la politique africaine de la France.
Le directeur du CFRAD, a profité de l’occasion qui lui était donnée pour solliciter une meilleure collaboration entre la fondation de Gaulle et le CFRAD, afin que ce magnifique endroit du souvenir  soit mieux préservé.

Enfin, Fréderic Bard est revenu sur la genèse du projet de la publication d’un ouvrage parascolaire intitulé « Brazzaville capitale de la France libre ».
L’idée est née explique t-il, après le constat fait par les autorités des deux pays, de l’estompement de la mémoire de l’histoire commune auprès des jeunes générations. D’où l’idée de publier cet ouvrage en marge des commémorations du 70e anniversaire.
Quant à l’usage du livre et la catégorie du public auquel il s’adresse, les discussions entre les autorités des deux pays sont encore en cours.
Frédéric Bard a aussi parlé des projets entrain d’être réalisés par la fondation de Gaulle au Congo, notamment la signature d’une convention permettant à des élèves congolais de poursuivre leurs études au lycée français Saint-Exupéry de Brazzaville.

Plusieurs témoignages ont ensuite été faits par ceux qui dans le public avaient eu l’honneur durant leur jeunesse à Brazzaville, de croiser la route du général de Gaulle. Henri Lopes, qui a été de ceux-ci, a livré son témoignage. Il a parlé des trois occasions où il a rencontré de Gaulle durant son enfance, mais il a particulièrement insisté dans cette histoire, sur le fait qu’il ne fallait négliger le rôle important qu’a eu à jouer le gouverneur de l’Afrique Equatoriale Française (AEF), le guyanais Félix Eboué, qui fut nommé par le général de Gaulle.

Boris Kharl Ebaka  

Etienne de Montely, Frédéric Bard, Général Kessler et Yvan Amar Yvan Amar et Jean Blaise Bilombo Samba

Réagissez

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <h1> <h2> <h3> <sup> <p><br />
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Use to create page breaks.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Ces chiffres et lettres ci-dessous sont à saisir pour vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d’éviter les soumissions automatisées spam !
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.

Vos réactions