Chronique n°57 Dynamiques africaines

Lopes Henri
42,00€
n°57 Premier semestre 2016

Depuis quinze ans, notre Revue tente d’échapper au règne du spectaculaire et de l’éphémère. Elle s’efforce de décrypter sereinement les...

Géopolitique africaine

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KLEN Michel

Afrique du Sud : le rêve brisé de Mandela

L’accession au pouvoir de Nelson Mandela en mai 1994 et la fin de l’apartheid ont provoqué un souffle d’optimisme au pays du cap de Bonne-Espérance. La métamorphose a été d’autant plus élogieusement commentée qu’elle n’a pas été accompagnée de réactions violentes en provenance de la minorité blanche•1, y compris de la frange extrémiste. Contrairement à ce qu’avaient annoncé de nombreux oracles, la guerre civile entre les communautés noire et blanche n’a pas eu lieu. Pendant cinq ans, le président Mandela, bénéficiant d’un statut d’icône planétaire, a pu ériger une politique d’éradication de la ségrégation raciale.

Article

Laloupo Francis

À la recherche d’une diplomatie continentale

Si l’intervention de l’OTAN en Libye demeure controversée au sein des opinions africaines, ces mêmes opinions n’avaient pas, à l’époque, accordé un crédit notable au plan alternatif proposé par l’UA pour résoudre la crise en Libye. Et pour cause : l’organisation panafricaine, fortement critiquée, qualifiée de « syndicat de chefs d’État », a rarement bénéficié d’un préjugé favorable dans ses prises de position dans les situations de crise. Autant dire que cette institution souffre autant de sa « marginalisation » présumée sur la scène internationale que de sa difficulté à s’imposer comme une autorité morale et efficiente sur le continent. Au cœur des débats sur sa capacité à s’affirmer comme « la voix du continent » dans le monde se trouve son indépendance financière, consubstantielle à son autonomie politique.

Article

Tabib Rafaâ

Les conséquences de la dislocation de l’état libyen

L’effondrement de l’État en Libye, fin 2011, s’est produit sur une toile de fond complexe, mêlant l’érosion de l’autorité dans les pays de la région (principalement au Niger et au Mali) et de profonds clivages politiques chez ses deux autres voisins du « printemps arabe » – la Tunisie et l’Égypte. La chute du régime de Mouammar Kadhafi a été à l’origine d’une série de crises sécuritaires d’ampleur, alimentées par les trafics d’armes et la prolifération des milices dans l’ancienne Jamahiriya (ou « État des masses ») arabe libyenne populaire et socialiste. De vieilles oppositions locales se sont transformées en affrontements militaires violents.

Article

Akindès Francis

Le continent a-t-il besoin d’utopie ?

Le mot utopie est peu connu sous les latitudes africaines. Il ne fait pas l’objet d’une attention particulière dans nos cursus scolaires. Dans les classes du secondaire d’Afrique, la philosophie est enseignée mais sans réflexion systématique sur l’utopie. L’utopie est trop souvent absente des discours et des projets africains. Est-elle utile même aux sociétés africaines ? L’imaginaire est indispensable aux sociétés. Elles les aident à transcender leurs problèmes. Les grands utopistes comme Saint-Simon ont inventé des mondes de toutes pièces.

Numéros précédents

Dynamiques africaines

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Géopolitique Africaine : des pistes pour l'avenir

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Faute de ressources suffisantes, par manque de masse critique de revenus, devant les urgences, surtout sociales, auxquelles il faut faire face, un grand nombre de pays...

GEOPOLITIQUE AFRICAINE : LE NOUVEL ÉLAN AFRICAIN

LE NOUVEL ÉLAN AFRICAIN

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L’Afrique noire était-elle mal partie, comme l’affirmait, il y a une cinquantaine d’années, l’économiste René Dumont ? Si...